Le choeur "Rosnarho ma non troppo"

Pourquoi Rosnarho ? Parce que c'est son lieu de répétition à Crac'h.

Et Ma non troppo ? Par cette indication de mouvement et de nuance, c'est comme un clin d'oeil à la musique.

Trait commun à nombre de ces petites formations souvent discrètes, que l'on découvre au gré des circonstances, le choeur rassemble un groupe d'amateurs qui partagent le désir de monter, en commun, les oeuvres musicales qu'ils découvrent et apprennent à aimer.

Notre choeur offre cependant quelques traits originaux.

* Celui qui étonne le plus, est d'accueillir plusieurs directions de choeur alors qu'en général, une chorale est la formation d'un chef unique. Héritage de l'opportunité de s'adjoindre une compétence nécessaire à la réalisation d'un projet, cette pratique s'est perpétuée, et facilite notre accès à une diversité de répertoires et styles musicaux.

Ainsi prenons-nous plaisir à passer du chant de la Renaissance aux compositions du Romantisme Allemand, de revenir au répertoire Baroque, avant d'aborder un Classique Français, au gré des oeuvres que les chefs apprécient et souhaitent faire découvrir. C'est ainsi qu'outre la direction de Loïc Jomier qui l'a initié et l'anime depuis 1998, le choeur a bénéficié des compétences de Corine Skrotzky et Elfriede Staskiewicz. Le programme de la saison 2008-2009 doit l'essentiel à l'expérience professionnelle de Sabine Aubert, à la diversité de ses compétences musicales, et à ses talents d'animatrice.

* Le deuxième trait singulier, trouve son expression dans la tenue de scène des choristes, jupes longues tissées de motifs cambodgiens pour les filles, et kramas, foulards de coton du même pays, pour les hommes : deux signes qui rappellent, grâce au groupe et au noyau dur de certains de ses membres, l'engagement historique du choeur pour ce pays et les victimes de son histoire récente.

* Autre trait singulier, le respect d'un rituel qui institue la musique comme occasion et moment de rencontre entre les personnes, au-delà du travail musical et de la réalisation d'une oeuvre commune. Ce rituel, que certains appelleraient la" troisième mi-temps", et d'autres catalogueraient volontiers de "verre de l'amitié", prend place à l'issue de chaque répétition, et autant que faire se peut, au terme de chaque concert.

Car, si notre voeu est d'interpréter de la musique aussi belle que possible, il l'est tout autant de la vivre intensément, et de la partager entre nous...et aussi avec notre public.